Vous trouverez ci-dessous les fiches en rapport avec le terme "Locale"

Souscrire au flux RSSFlux RSS (mot clé "Locale")

Contre 1
6 Pour

Je fais Montréal

Site d'engagement et d'action citoyenne de Montréal

Montreal Je fais ma ville ici

La ville de Montréal au Québec a conçu et anime différents chantiers participatifs sur internet. Parmi eux, Je fais Montréal, véritable plateforme d'information et de mise en valeur des projets citoyens et des instances participatives de la ville.

Le site couvre un champ très vaste de l'engagement citoyen et organise ses rubriques de manière pédagogique. Ainsi, l'internaute est guidé pas-à-pas à travers une sorte de guide méthodologique séparé en étapes clés pour passer d'une simple idée à la mise en pratique de son projet sur le terrain.

On sent que la navigation répond à des scénarios utilisateurs parfaitement maitrisés. Il en résulte une navigation agréable et ergonomique malgré la quantité d'informations disponibles.

 

Le site n'est pas un outil de consultation en lui même. Il est plutôt à considérer comme un carrefour qui met en lumière et redirige vers d'autres dispositifs participatifs ou vers des projets collaboratifs citoyens.

 

Un espace forum (assez peu utilisé pour le moment) permet de discuter de l'implication citoyenne en général et de l'amélioration du site en particulier.

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 3
12 Pour

Atelier-débat présentiel & distanciel

Printemps de la démocratie locale 2011 : participer de l'immeuble à la métropole !

Paris Métropole débat

En 2011, dans le cadre du printemps de la démocratie locale à Paris, le débat "parlons pr@TIC" était organisé simultanément dans 4 lieux différents :

A Créteil dans le Val de Marne, à Clamart dans les Hauts de Seine, au 104 dans le 19ème arrondissement de Paris et à l'Hôtel de Ville de Paris (Mairie de Paris). 

 

Dans chacun de ces lieux, l'objectif était d'inventer des dispositifs participatifs à l'échelle de la métropole Parisienne, en s'inspirant de bonnes pratiques de participation locale.

Les participants invités (environ 20 par ville) étaient principalement des représentants d'associations impliquées dans la participation citoyenne. Au moins un élu local était aussi présent dans chaque atelier.

L'atelier-débat se déroulait en deux temps :

   - Un premier temps d'atelier permettait aux participants de concevoir ensemble des scénarios d'usages en s'appuyant sur un "plateau de jeu" et des cartes. Cet atelier suivait un scénario d'animation créatif conçu et orchestré par des designers de services.

La première étape était filmée par une webcam et retransmise en direct sur un site web dédié. 

   - Dans un second temps, un débat a été organisé entre les différents lieux (Paris, Créteil, Clamart). Pour débattre à distance, les différents participants s'appuyaient sur un dispositif web de type visio-conférence (outil : blogvidéo). Tout citoyen pouvait suivre le débat sur internet et y participer par l'intermédiaire d'un chat.

Prezi sur l'expérience :

 

 

Slideshare sur l'expérience :

 

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 2
12 Pour

Wiki-Brest

La ville de Brest anime un wiki et y fait participer habitants et associations

WikiBrest logo

Histoires de lieux, de personnes, de travail, géographie, tranches de vie, cartes postales, chansons, articles encyclopédiques, Wiki-Brest c'est une écriture qui relie habitant(e)s, journaux de quartiers, associations, artistes, bibliothécaires, enseignants... et invite chacun à écrire :

- dans wikipédia pour contribuer à enrichir cette encyclopédie internationale.

- sur wiki-brest.net pour les textes, photos et sons en lien avec le Pays de Brest.

 

Une animatrice et "community-manager" est chargée de l'animation du wiki, de recruter des rédacteurs, de les former à l'exercice d'écriture collaborative et de proposer des animations d'écriture en OFF-line autant qu'en ON-line.

 

Au delà du travail de mémoire et du lien social, le wiki est aussi utilisé dans une visée de démocratie participative numérique, notamment sur des questions d'urbanisme (réaménagement d'un quartier, nom de rues...), le plus souvent à l'initiative des citoyens/participants/rédacteurs.

 

Retrouvez une vidéo scénario d'usage sur le wiki brest : vidéo Wiki-Brest

Prezi sur Wiki-Brest :

 

 

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (1)

Portrait de Yves

Vive Brest et la Bretagne !

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 1
21 Pour

HTP3D, le quartier de Hautepierre en web3d, créatif et participatif

Une maquette virtuelle online accumulant objets artistiques et portraits d'habitants, lieu d'expression et de créativité directe

HTP3D - le logo du projet

Utiliser la 3D pour recréer un environnement virtuel dans lequel l'expérimentation et la participation sont facilités... voilà le défi que tente de relever le projet "HTP3D" à Strasbourg dans le quartier Hautepierre.

Ce projet transdisciplinaire utilise le numérique comme axe structurant d'une démarche participative autour de la mémoire du quartier ...et de son avenir naissant. Outre l'utilisation classique d'un blog comme mémoire, support d'information et d'actualité de la démarche, l'originalité du projet repose sur "HTP3D", modélisation du quartier qui permet de retrouver diverses fonctions participatives. Entre serious game, monde virtuel à la second-life et outil participatif, HTP3D est imaginé comme le point focus virtuel de toutes les actions, à la fois lieu de représentation mais également lieu d'expérimentation et d'expression collective... 

Les internautes peuvent y publier des images et points de vue sur le quartier directement à l'endroit où ils se trouvent dans la 3d. 

 

Le projet global htp40 a été lancé par Barbara Morovich, anthropologue, et Marguerite Bobey, artiste, qui ont eu pour ambition de travailler sur le quartier de Hautepierre à l'occasion des 40 ans du quartier, ainsi que de son Projet de Renouvellement Urbain. L'association qui le porte est l'association Horizome.

Le projet est transdisciplinaire, associant les questions anthropologiques, artistiques et architecturales. Il se propose, depuis bientôt deux ans, de porter un regard attentif, profond et juste sur ce quartier populaire au moment d'une de ses mutations. Recherche anthropologique (entretiens, films, cartographies), résidences artistiques (vidéo, performances, art urbain, art numérique), et analyses urbaines (conférences, visites du quartier, suivi du PRU, ateliers avec l'école d'architecture de Strasbourg), fonctionnent en parallèle et se nourrissent mutuellement en associant également les partenaires associatifs locaux et les habitants.

Les actions menées dans le cadre du projet sont réunies sur le site http://www.htp40.org

Une exposition retraçant l'ensemble des actions d'HTP40 est organisée au théâtre de Hautepierre du 10 au 20 décembre 2011.

HTP40 est financé par la Ville de Strasbourg, la Drac Alsace, la Préfecture/l'Acsé, le département du Bas-Rhin, la Caisse des dépôts, la Région Alsace et Cus Habitat.

De nombreuses personnes participent à l'élaboration d'HTP3D, qu'ils soient graphistes/modeleurs 3d (mocktar Niang, jeune Hautepierrois travaillant au sein d'htp40, Frédéric Adam, jeune Hautepierrois 3Déiste amateur, et Grégoire Zabé, designer et plasticien des médias électroniques), Artistes invités (Marguerite Bobey, artiste vidéaste et performeuse, Edwina Hoël, artiste, Dominique Pichard, photographe, Sébastien Perruche, artiste parisien et Hiroto Naokatahira, performeur Japonais), anthropologues (Pauline Gaucher, Barbara Morovich), développeur web3d (Alexandre Toure), ansi que la participation des étudiants de la semaine intensive d'art de l'école d'architecture de Strasbourg.

__

HTP3D - Hautepierre virtuel sur internet !
http://www.htp40.org/htp3d

Vidéos:
http://www.youtube.com/watch?v=tWhovt3f9cY

La résidence de Grégoire Zabé sur Hautepierre va permettre de créer une modélisation du quartier en 3D. Tout au long de cette première période du projet, il rencontre artistes, chercheurs, acteurs et habitants du quartier. Son immersion dans le monde réel lui apporte la substance quil numérise pour créer HTP3D : une synthèse des actions, des rendez-vous et des récoltes constituants le projet HTP40 www.htp40.org, mais également des interventions artistiques virtuelles opérées sur cette maquette plastique.

VENEZ (RE)VISITER HAUTEPIERRE EN 3D SUR INTERNET !
Vous balader librement, découvrir le quartier sous un angle nouveau, rencontrer les habitants et écouter leur point de vue, expérimenter les oeuvres virtuelles d'artistes invités, tchater avec les autres internautes présents ! http://www.htp40.org/htp3d

PARTICIPEZ A LA MODELISATION 3D OU A L' AJOUT D'INFORMATIONS ET DE POINTS DE VUE SUR LE QUARTIER !
Tous les projets et idées sont bienvenus
pour ajouter du contenu
à la modélisation du quartier !
N'hésitez pas à nous contacter :
Association Horizome - Hautepierre a 40 ans ! http://www.htp40.org
28, Bld Dostoïevski - 67200 STRASBOURG
03 69 06 76 12 / contact@htp40.org

 

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 2
7 Pour

Le Flashvote du conseil des jeunes de Bordeaux

La ville de Bordeaux souhaite recueillir les avis des jeunes bordelais pour élaborer un projet jeunesse en adéquation avec leurs attentes et leurs envies.

En avril 2010, la ville de Bordeaux a organisé un flashvote ( un vote par sms sur une durée limitée) à l'occasion d'un cocnert de Hip Hop. 17 actions prioritaires avaient été définies par le Conseil des jeunes sur différents domaines (logement, santé, éducation)
Durant la manifestation, des prospectus distribués sur place ont rendu public les 17 propositons et décrivaient le mode opératoire du vote. Plus de 300 jeunes ont participé à ce premier flashvote organisé en France. L'opération a été prolongé sur une page Facebook et sur le site faistaville.bordeaux.fr durant 15 jours. Au total plus de 1700 votes ont été récoltés.
 Cette initiative est intéressante de part le nombre de votes exprimés et le public ciblé. Si les dispositifs de participation peinent généralement à mobiliser les jeunes, le Flashvote de Bordeaux a réussi son pari car il a su se donner les moyens de venir chercher le public là où il est et en utilisant des outils qui lui correspondent.

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 3
12 Pour

Ma ville demain - Nantes 2030

Démarche globale de prospective et de participation citoyenne. De nombreux outils numériques composent cette consultation.

Logo de Ma ville demain

Pilotée par Nantes Métropole et par l'Auran (Agence d'Urbanisme de la Région Nantaise), la concertation "Ma ville demain" utilise et compose de nombreuses solutions numériques et présentielles

Plusieures étapes sont prévues sur une durée totale de 3 ans. Dans ce contexte, le site internet www.mavilledemain.fr a été pensé comme un lien continu permettant de suivre l'avancée de la concertation (actualités), de retrouver les étapes passées (mémoire de la démarche) et de s'informer sur les étapes à venir (pédagogie et communication).

Le site fait donc office de point central de la démarche. Il est notamment relié à facebook et twitter ainsi qu'à une newsletter et à des flux RSS permettant de suivre l'actualité du site (mais aussi de la centaine de réunions et rencontres publiques qui se sont tenues dans la métropole Nantaise). Au fil du temps, cette plateforme a proposé au citoyen différents moyens de contribuer :

(à découvrir dans la suite de l'article)

Outils mobilisés :

 

- Un questionnaire (de type sondage) sur papier ou en ligne permettait de questionner le citoyen sur sa ville "rêvée", sur les chantiers prioritaires et les questions d'avenir.

 

- Un Abcd'ère sur papier et en ligne proposait une manière intéressante de contribuer (par des formulaires) autour de thématiques et de chiffres clés. L'idée était de se mettre d'accord sur les termes du débat, d'accompagner la production d'idées et la fomulation d'envies.

 

- Un appel à contributions individuelles était aussi présent pour faire remonter des points de vues, des propositions et des idées de manière plus classiue (à l'aide de formulaires simples).

 

- Un livret (imprimé et téléchargeable en ligne) permettait ensuite, dans un soucis de transparence, de prendre connaissance de 9 questions thématiques issues des échanges de la première phase. En plus de sa publication directement sur le site (en HTML), ce livret était consultable en ligne avec l'outil calameo, visionneuse de PDF en ligne. 

 

- Autour des 9 questions, commençait alors "le temps des idées". Pour accompagner cette phase de production citoyenne, des outils ont été proposés aux citoyens (Kit de jeu de cartes, Kiosque sur la place centrale de Nantes, Cafés 2030, conférences et réunions publiques, Kits pédagogiques pour les écoles, etc.) - Sur cette étape, la plateforme a été particulièrement utile pour la communication et la publicité des événements (notamment sur les réseaux sociaux) ainsi que pour le téléchargement des outils (kits, jeux de cartes...) et pour la mémoire du projet (restitutions, analyses, etc.)

 

Découvrez ci-dessous une présentation complète de l'expérience et des outils utilisés :

 

Cette expérience est un très bon exemple de l'importance de la conception d'un dispositif global en tant que stratégie de "combinaison" d'outils techniques, de méthodes d'animations, de temps de rencontres, etc. 

Le numérique a ici été utilisé comme un des éléments de réponse. Une bonne combinaison d'outils existants est amplement suffisante pour construire une politique participative efficace et adaptée. Le temps de conception (design de la stratégie) est souvent négligé. C'est pourtant un des principaux facteurs clés de réussite de ce type de démarches.

 

 

 

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 2
16 Pour

La Commission Nationale du Débat Public (CNDP) et Internet

Cet article présente la Commission Nationale du Débat Public et ses usages d'internet.

La France est à l’origine d’une innovation institutionnelle unique en son genre : la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Cette commission indépendante à pour mission d’encadrer la concertation à l’échelle nationale.

Sur le terrain, la CNDP va être chargé de veiller au respect de la participation du public dans le processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national (privé ou public), dès lors qu'ils présentent de forts enjeux socio-économiques ou ont des impacts significatifs sur l'environnement ou l'aménagement du territoire (on peut citer le débat sur le grand Paris, sur l’installation d’éoliennes offshores au Tréport, sur le troisième aéroport parisien).

Le dispositif mis en place varie en fonction des commissions et de leurs présidents. Si certains choississent de rester sur le modèle traditionnel des Réunions Publiques, d'autres font le choix d'inclure un site web dans la procédure. Ce site a alors plusieurs missions: l'information des participants (tous les documents liés au débat sont publiés en ligne) et la participation du public et le prolongement des discussions via l'intégration de fonctionalités participatives (un blog, un forum, un système de questions/réponses). Le pari est que la multiplication des moyens d'expression permet d'élargir le public des débats: les jeunes, généralement plus à l'aise avec le numérique, ont tendance à se faire plus facilement une place dans les échanges en ligne. Les citoyens qui ne sont pas riverains du projet peuvent également venir s'exprimer et proposer ainisi un nouveau regard sur les positions de chacun.

Le débat qui s'est déroule du 28 avril au 10 septembre 2010 au large du Tréport (76) pour le projet de parc éolien en mer des deux côtes (Albatres et Picardes) est un bon exemple de l'interconnexion possible entre Internet et les réunions. Le dispositif se composait d'une série de 12 réunions publiques et d’un site web proposant des fonctionnalités participatives : un système de retransmission des réunions en direct et différents formats d’expression (Espaces de discussions thématiques de type forums, avis écrits ou vidéos,  système de questions/réponses (SQR), système d’annotation textuelle Co-ment…). En amont une consultation en ligne a permis aux citoyens de suggérer des thématiques à la commission. Tout au long de la procédure, les citoyens étaient invités à venir préparer les réunions sur le site afin de guider la commission dans leurs préparations. L’intégralité des débats était ensuite restituée sur le web via un verbatim afin de donner la possibilité à tous de venir prolonger les échanges et approfondir certains aspects.

La complémentarité entre les différents espaces de discussion est sans nul doute un facteur déterminant pour l'appropriation des outils numériques par les participants. La mobilisation de chaque espace dépend des stratégies des acteurs et de la façon dont ils souhaitent faire valoir leurs positions.

 

 

La concertation s’est largement développée dans le champ de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme du fait des rapports parfois conflictuels avec les riverains des projets d’aménagements. Dans les années 90, plusieurs conflits majeurs, comme celui autour de la ligne TGV méditerranée en 1990, ont progressivement amené le législateur à voter des lois qui organisent la participation des habitants et des citoyens intéressés par le sujet débattu. Les deux lois les plus importantes sont la Loi Barnier du 2 février 1995 et la loi « démocratie et proximité » du 27 février 2002. La loi Barnier introduit le principe du débat public dans le droit français et marque la création de la CNDP qui est chargée d’être le tiers garant des débats. La loi de 2002 lui confère un statut d’autorité administrative indépendante et précise le périmètre et les thématiques des concertations.

La CNDP a donc pour mission de donner une place au citoyen dans les évolutions de son environnement direct.  Elle fonctionne sur saisie, c'est-à-dire que les maîtres d’ouvrages sont dans l’obligation de soumettre leurs projets dépassant 300 millions d’euros à la Commission, qui décide ou non de l’organisation d’un débat public. Si cette dernière estime que l’opportunité du projet nécessite une concertation, elle propose la tenue d’un débat public au frais du maître d'ouvrage. Pour organiser matériellement le débat, elle nomme une commission particulière, une CPDP, qui va à la rencontre des acteurs et organise des réunions publiques pour échanger avec  ceux qui se sentent concernés par le sujet. La commission est garante de la neutralité et de la qualité des débats, elle compte sur sa procédure pour assurer le respect de ses quatre principes de fonctionnement : l’équivalence entre participants, l’argumentation des opinions, la transparence de l’information et la neutralité de ses membres. 

Au fur et à mesure des réunions, et parfois en utilisant également un site Internet doté d’outils participatifs, la CPDP donne les moyens aux citoyens de se constituer un répertoire d’arguments sur le projet tout en accompagnant la découverte des différents points de vue sur la controverse. A la fin du débat, la commission propose une synthèse, qu’elle remet au mettre d’ouvrage. Ce dernier a alors trois mois pour rendre une décision publiquement motivée. Cette question de la justification est extrêmement importante. Pour la première fois dans le droit français, le porteur de projet doit rendre compte de ses choix.

Par la taille de l’institution et le nombre de concertations, la CNDP contribue à diffuser des modèles de participation et contribue à faire venir les citoyens dans les lieux de discussions publiques. Pourtant  l'échelle très locale des débats rend parfois difficile la motivation du public. Le concernement des populations est également lié au rapport à la décision, variable pour chaque débat. Les grands élus rechignent bien  souvent à se rendre dans ce type d'espace où l'expression du public est plus difficile à contrôler.

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.
Contre 5
14 Pour

Le sondage délibératif

Le sondage délibératif est une procédure consultative qui, comme son nom l’indique, vise à allier sondages d’opinion et débats.

Le sondage délibératif a été inventé par l’universitaire américain J.S. Fischkin dans les années 1990. Il part du principe que les sondages ne constituent pas des outils démocratiques satisfaisants dans la mesure où les sondés répondent à des questions sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas forcément. Fischkin va alors chercher à simuler l’attitude qu’aurait l’ensemble des citoyens sur un sujet donné, s’ils pouvaient participer à un débat, tout en disposant d’un bon niveau d’information : le sondage délibératif était né.

Pour ce faire, la procédure s’articule autour de différentes phases. Les participants commencent par répondre à un questionnaire portant sur le sujet de la consultation. Ils débattent ensuite entre eux, et peuvent bénéficier dans ce cadre des avis et des conseils de « personnes ressources » (universitaires, experts, etc…) qui répondent à leurs questions. Une troisième phase, consistant en un débat avec des représentants de différents partis politiques, est également envisageable. A la fin du débat, les participants répondent de nouveau au même questionnaire.

Le principe est alors non pas d’analyser les réponses en elles-mêmes, mais l’évolution des réponses entre le premier et le second questionnaire. L’avantage du sondage délibératif est donc de prendre en considération l’évolution des arguments et des positions lors d’un débat, et de donner une représentation de l’avis d’un « public éclairé » (car ayant reçu un certain nombre d’informations et ayant pu échanger des arguments contradictoires) sur un sujet donné. Il ne renseigne donc pas sur ce que pense un public, mais sur ce que pourrait pensé un public si les conditions optimales étaient réunies pour prendre une décision collective. Il constitue pour cela plus un point de départ, qu’une ligne d’arrivée.

Télécharger la fiche (PDF - format A5)

Commentaires (0)

Ajouter un commentaire

En soumettant ce formulaire, vous acceptez la politique de confidentialité de Mollom.

Copyright © 2011 innovations démocraTIC & parTICipation citoyenne

Mentions légales | Réalisation: emlperrin.fr

 

Le contenu du site boite-democratic.fr est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons :
Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 France